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 mutinerie à Villefranche-de-rouergue (la 13e division SS)

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James J.

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MessageSujet: mutinerie à Villefranche-de-rouergue (la 13e division SS)   Sam 16 Aoû - 23:16

La révolte du 17 septembre 1943

En 1943, des milliers de Croates originaires de Croatie et de Bosnie-Herzégovine sont enrôlés de force dans la 13e division SS de l’armée allemande, alors puissance occupante en Croatie. D'abord parmi les classes 1924 et 1925, dont les deux tiers sont immédiatement réquisitionnés. Mais l'effectif demeurant insuffisant, des razzias sont menées en juillet et août dans les rues de Zagreb et tous les hommes nés entre 1917 et 1925 sont arrêtés sur-le-champ et convoyés sous bonne garde vers l'Allemagne, pour y être formés avant d'être envoyé sur les théâtres d'opération. Parmi ces hommes dont la plupart n'a pas vingt ans près d'un millier sera envoyé à Villefranche-de-Rouergue, dans le sud de la France, où les Allemands redoutent un débarquement des troupes alliées. Ils y formeront le 13e bataillon de pionniers et s'y prépareront à des manœuvres d’entraînement.



Cependant le ressentiment profond qui oppose ces soldats mobilisés de force et les officiers allemands chargés de les encadrer ne fera que s'accroître à mesure que se multiplient les mauvais traitements dont ils sont l'objet et qui scandalisent la population Villefranchoise, témoin des humiliations et vexations qui leur sont infligées. Bientôt, l'idée d'une mutinerie, imaginée par le groupe de meneurs dès leur déportation en Allemagne, fait son chemin parmi la troupe, bien décidée à s'affranchir de son asservissement et à rejoindre la Résistance française. Mais craignant d'être découverts, les mutins précipitent leur décision et dans la nuit du 16 au 17 septembre 1943, ils se débarrassent de leurs officiers allemands, sommairement jugés et passés par les armes, et prennent le contrôle de la ville.


Malgré le succès initialement rencontré par l’opération et la mise sous contrôle de l'armurerie, un officier allemand parvient à s'échapper et donne l'alerte. Alors qu'ils espèrent la venue de guides censés leur faire gagner le maquis, les mutins se retrouvent bientôt pris au piège dans la ville « libérée », cernés par des troupes nazies arrivées en grand nombre de Rodez et des garnisons alentour. Après une impitoyable chasse à l'homme dans les rues de la ville où les insurgés tentent une percée désespérée, la plupart sont soit tués au combat, soit capturés.


Seuls quelques dizaines d'entre eux parviendront, grâce à l'aide de la population Villefranchoise solidaire des mutins croates, à en réchapper, gagnant le maquis. Un grand nombre de mutins du 13e bataillon de la 13e Division SS faits prisonniers sont envoyés en camp de concentration à Sachsenhausen et Buchenwald, d'où seuls quelques-uns reviendront. Les autres, seront torturés avant d'être fusillés et ensevelis à l’entrée de la ville au lieu-dit désormais dénommé « Champ des martyrs croates ». L’histoire en a retenu que l’espace d’une journée Villefranche fut la première ville « libérée » de la France occupée.

Au-delà de l’impact relativement limité de l’insurrection sur le plan militaire, celle-ci constitua néanmoins la première rébellion armée au sein des unités allemandes. Redoutant l'écho dévastateur sur le moral des troupes que cette mutinerie aurait pu rencontrer, Himmler ordonna personnellement d'étouffer l'affaire. Peine perdue puisque quelques semaines plus tard radio-Londres diffusa la nouvelle, lui donnant ainsi un retentissement qui déborda largement le cadre régional.

De la révolte à la Résistance

Si les mutins se disaient eux-mêmes croates et que nombre d'entre eux étaient originaires de Croatie, la plupart était néanmoins originaire de Bosnie-Herzégovine, laquelle à l'époque faisait partie de l'éphémère "Etat indépendant de Croatie", instauré sous tutelle allemande et italienne. Ainsi, selon leur état civil retrouvé dans les archives, figuraient parmi les mutins des "Croates catholiques" (ou Croates) et des "Croates musulmans" (ou Bosniaques, selon la terminologie actuelle).

Ferid Dzanic Nikola Vukelic

Eduard Matutinovic Bozo Jelenek


Parmi les quatre meneurs se trouvaient ainsi deux musulmans et deux catholiques (trois, si l'on y ajoute Jelenek) : Ferid Dzanic, originaire de Bihac, Luftija Dizdarevic, originaire de Sarajevo, Nikola Vukelic, né à Gospic, et Eduard Matutinovic, de Vinkovci. Les deux premiers furent tués au combat à Villefranche, le troisième y fut torturé et fusillé, seul Matutinovic en réchappa et gagna le maquis, avant de rejoindre la 9e brigade dalmate des partisans de Tito. Il trouvera la mort dans un accident, en 1945, non loin de Vukovar.

Quant à Bozo Jelenek, originaire de Kutina, il parvint également à échapper à la répression allemande en restant caché dans la ville pendant plusieurs jours. Il rejoignit ensuite le maquis français où il entra en contact avec d'autres Croates, anciens des Brigades internationales en Espagne, engagés dans la Résistance : Milan Kalafatic, dit Fernand, Matija Uradin, dit Antoine, et surtout Ljubomir Ilic (Ilitch), dit Conti, né à Split en 1905, membre du Comité militaire national de la Libération, et qui fut commandant des FTP-MOI de la Zone Sud, puis commandant de toutes les unités des immigrants dans les Forces françaises de l'intérieur et seul général des FFI à n'être pas français lui-même. Au printemps 1944, sous le surnom de Léopold, Jelenek participe comme lieutenant des FFI aux opérations au sein du Corps franc de la Montagne Noire. Début 1945, il regagne la Croatie où il est nommé commandant d'un bataillon du 8e corps des Partisans. Principal témoin de la révolte du 17 septembre 1943 ayant survécu à sa sanglante répression, il consignera ses souvenirs dans un manuscrit et participera chaque année, à partir des années soixante, aux commémorations à Villefranche où il fut jusqu'à sa mort, intervenue le 13 mai 1987, accueilli en héros.


Si vous voulez savoir autre chose sur cette évènement ou des photos des lieues ou des soldats prévenez moi ...
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MessageSujet: Re: mutinerie à Villefranche-de-rouergue (la 13e division SS)   Mar 19 Aoû - 13:31

ca serai bien d indiqué tes sources car je doute que tout ca a été ecrit par toi ...

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James J.

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MessageSujet: Re: mutinerie à Villefranche-de-rouergue (la 13e division SS)   Mar 19 Aoû - 19:57

Exact j'avais oubliez,

donc ce texte est un résumé de l'histoire complète qui se trouve dans le magazine ''39-45magazine N° 135 de septembre 1997''
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MessageSujet: Re: mutinerie à Villefranche-de-rouergue (la 13e division SS)   

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