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 William J. Boyle - CO 1st Bn 517th PIR

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dogface44

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MessageSujet: William J. Boyle - CO 1st Bn 517th PIR   Dim 8 Fév - 3:14

Gennaker et dogface44 présentent





Col. William J. "Wild Bill" BOYLE


Distinguished Service Cross - Bronze Star

2 Purple Hearts



Commanding Officer - 1st Bn - 517th PIR






William J Boyle est originaire de Brooklyn.

C'est pour s'échapper d'une condition sociale médiocre qu'il présente sa candidature à l'entrée à l'académie Militaire de West Point. Il s'y découvre un goût prononcé pour l'effort physique, se caractérisant lui même comme "coureur de fond au dessus de la moyenne".
Il y découvre surtout les valeurs du courage, du coeur et des tripes, valeurs qu'il privilégiera tout au long de sa carrière, préferrant, aux soldats de parade lustrés et brossés, les hommes de devoir, jusqu'auboutistes du service.

Derrière sa grosse moustache et son perpétuel air d'être tombé du lit, il personnifie du haut de son mètre 80 la vaillance du paratrooper et le style caractéristique du soldat qui n'a aucun respect pour son apparence physique.

Il sort de West Point dîplôme en poche en 1939.

A l'âge de 26 ans, il rejoint dès sa création en juillet 1942 à Toccoa le 506th Parachute Infantry, sous les ordres du Colonel Robert Sink, lui-même originaire de Brooklyn.

A la création du 517th PIR en avril 43, Sink recommande Boyle à Lou Walsh, CO du nouveau régiment.

Celui que l'on surnomme désormais "Wild Bill" est l'homme capable d'instituer l'état d'esprit si particulier des paras à ce nouveau régiment.

On lui confie le 1st Battalion.


Capt Don Fraser:"Un jour Boyle nous a fait grimper sur l'autre face du Mont Curahee avec équipement complet.
Ca parait impossible mais on l'a fait. Ca nous a servit plus tard au combat. On était comme une famille.
Lorsqu'on courait 5 miles sans s'arrêter, on se passait les armes lourdes, mortiers et mitrailleuses d'un homme à l'autre.
Boyle prenait son tour comme tout le monde..."



Wild Bill est un surnom qui colle à la peau de William J Boyle.
Sa tête hirsute résiste à tous les coups durs, sauts à basse altitude, virées nocturnes sauvages...
Wild Bill règle ses comptes lui-même, à coups de poings s'il le faut avec ses officiers récalcitrants...
Boyle croit au travail, à l'endurance et à l'esprit de corps, plus qu'au cirage de bottes et à la discipline de parade.

Il connait les noms de tous ses soldats et peut les reconnaitre individuellement même la nuit.
Un jour, son CO, Lou Walsh, lui demande le nom d'un trooper coupable d'une quelconque faute.
Boyle le regarde dans les yeux et lui dit ; "C'est moi le responsable".
Boyle est dur avec ses officiers et a toujours protégé ses hommes.




Wild Bill et la Mascotte de la B Company



Une nuit, au retour d'une course d'orientation d'entrainement, Boyle remarque un attroupement autour des cantonnements de la B Company.
Il s'approche en jouant des coudes et trouve un lionceau plutôt costaud allongé sur le sol.

Le capitaine Eldia Haire avait décidé que sa B Company avait besoin d'une mascotte, et avait convaincu le zoo de St Louis de lui envoyer un lionceau dans le cadre de l'effort de guerre.

Bien que jeune, le lionceau était déjà fort et potentiellement dangereux.

L'attroupement est dispersé. Le lionceau, enfermé, dans un baraquement, commençe à méthodiquement réduire en plume des piles d'oreillers et de matelas.
Le Colonel Walsh a vent de l'affaire mais hésite à prendre des mesures.
Le félin pouvait en effet avoir un effet positif sur le moral, même s'il lui aurait été difficile de s'expliquer aux autorités si quelqu'un était blessé par l'animal.

Durant plusieurs semaines, des hommes de la compagnie B sont observés se promenant, ou se faisant promener par le lion au bout d'une très longue chaine.





Quelques semaines plus tard, la "Prop Blast party" de la compagnie est organisée.

Alors que les festivités se déroulent, Boyle s'aperçoit que les réserves d'alcool diminuent...
Il part vers une boite située en dehors du camp, le "Hi Dee Ho"Club.
Plusieurs officiers le rejoignent y compris le Colonel Ike Walton.
Tous s'empilent dans la vieille Ford de Boyle.
Walton n'avait jamais vu le lion, et à sa demande, on se dirige vers la Compagnie B pour aller voir la bête.

Le colonel Walton décide d'emmener le lion à la "Prop Blast Party".
Personne n'allait contredire sur ce point le XO du Régiment!
Ils s'employent donc à pousser le gros felin sur le siège arrière.
Mais les gros chats n'aiment pas être brutalement réveillés au milieu de la nuit, et n'aiment encore moins les automobiles!

Le lion désigne Boyle comme le chef de la bande et lui balançe une volée de coups de pattes.
Il a fallu recourir à une aide médicale.

Boyle se présente le lendemain matin sur le pas de tir ressemblant à une sultan arabe, la tête entouré d'un impressionnant bandage, avec le casque en équilibre en dessus!

Le colonel Walsh lui jette un regard inquisiteur:

- "Qu'est-ce qui vous est arrivé ?"
- "Sir, le lion a été un peu joueur la nuit dernière!"


Ce fut la fin de l'épisode pour Lou Walsh: "J'ai réussi à me débarrasser de la sale bête en convaincant Jupe Lindsey du 515th PIR qu'il lui fallait absolument une mascotte"...
Le lion partit aussitôt rejoindre le 515th à Benning.





Operation Dragoon


4 heures 30 du matin, 15 aout 1944.

Lt Col William J "Wild Bill" Boyle observe le brouillard qui couvre le sol de France par la porte du C-47 qui se trouve parmi les 50 avions qui transportent son 1/517 Parachute Infantry.

La lumière verte s'allume et Boyle pense encore être au dessus de la méditerranée.



Bill Boyle - 14 août 1944 - Italie



Il saute cependant, surpris de voir très peu d'avions dans le ciel et atterrit en douceur.
Il retrouve une demi douzaine de troopers et des Français qui le renseignent sur la direction des Arcs.
Il investit la ville avec environ 40 hommes.


Charlie Keen Medic B Co: "Alors que nous entrons dans Les Arcs j'aperçois un vieil homme habillé avec un uniforme de la Légion étrangère! Il a la poitrine couverte de rubans de médailles et nous fait des signes du bras en criant "Suicide, Suicide"...
On entre dans le village et soudain à ce moment, sorti de nulle part, apparait le Major Boyle!
Il prend le commandement de notre groupe..."


Alors que Boyle avance vers son objectif, la ligne de chemin de fer, il tombe sur une force conséquente de plus de 400 allemands. Il bat en retraite et se retranche aux Arcs.
A un contre 10, Boyle tient les Arcs durant un jour et demi.
Mais des snipers allemands s'infiltrent partout et les pertes augmentent.
Boyle se résout à évacuer ses forces.
Il positionne deux hommes avec des BAR pour couvrir sa retraite.
Il insiste pour qu'aucun blessés ne soit laissé en arrière.
Il arpente lui même les arrières sous le feu de l'ennemi pendant que ses hommes évacuent un par un en rampant.
Portant les blessés, la petite troupe se glisse toute la journée entre différents groupes d'Allemands.
Toute la journée sous le feu nourri de ses ennemis, Boyle conduit sa petite troupe hors de l'encerclement Allemand.


En Provence, Boyle renvoie un de ses officiers pour incompétence. LE XO du régiment l'appelle pour lui demander de réintégrer l'officier. Boyle répond : "Je préfère descendre ce "Son of a bitch" plutôt que perdre des hommes à cause de son incompétence..."


Major Bill Boyle a la fin de la campagne
des Alpes Maritimes, décembre 1944






Bataille des Ardennes


Dans la nuit du 4 au 5 janvier 1945, Boyle est en patrouille et cherche un emplacement de mitrailleuse allemande près de Bergeval dans les Ardennes Belges.

Pris à découvert, Boyle reçoit une pleine rafale de mg 42.

Il se croit fini et ordonne à ses hommes de retourner au CP du bataillon indiquer aux artilleurs les positions ennemis et passer le commandement au Major Don Fraser.

Le sergent Steele refuse de partir et tente de persuader Boyle de rejoindre les lignes.
Il lui dit: "Vous n'avez pas les couilles de le faire ".

Boyle s'énerve et malgré une artère coupée au bras droit, de graves blessures au bras gauche et à la jambe, et une perte de sang considérable, il se remet sur pied et rejoint le CP du bataillon...

Il n'est pas en état d'être évacué et ce n'est que plusieurs jours plus tard que Major Tom Cross pourrra l'envoyer vers l'Angleterre, via vers Werbomont et Namur.

Ses actes d'héroïsme du 25 décembre lui auront entre temps valu la Distinguished Service Cross.



Major Bill Boyle en permission à Nice - 1944


Citation: Distinguished Service Cross

Colonel William J Boyle, alors Lieutenant Colonel, Infanterie, armée des Etats Unis d'Amérique, pour héroïsme extraordinaire au combat en tant que commandant du 1er bataillon, 517th PIR le 25 décembre 1944 en Belgique.
Quand, à cause d'une erreur provoquée par la confusion d'une situation de combat, des troupes d'un bataillon ami commencèrent à tirer sur les hommes placés sous son commandement, le Lieutenant colonel Boyle s'est calmement avancé en direction du feu intense dirigé contre ses hommes afin de rectifier l'erreur.
Malgré les nombreux tirs déclenchés contre lui par différents groupes amis, et sans la moindre possibilité de se protéger, il a poursuivi son initiative jusqu'à ce que le bataillon concerné réalise la position de ses troupes. L'acte magnifique de courage du Lieutenant Colonel Boyle a sans aucun doute sauvé la vie de très nombreux soldats et relève des plus illustres traditions de l'Armée des Etats Unis.



William Boyle prend part à la guerre de Corée et prend sa retraite en 1967 avec le grade de Colonel.


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